Deux tables pour le plaisir 

Jérémy et Julie de Fonseca proposent une cuisine libre et gourmande dans leur restaurant gastronomique, « La table de Joséphine ». Dans cette petite salle à manger de 20 places, intimiste et sereine, on vient profiter d’un moment hors du temps.

L’hôtel de La Poste est une institution sur le chemin qui mène à l’Abbatiale de La Salette où la Vierge Marie apparut à deux adolescents en 1846. Second lieu de pèlerinage français après Lourdes, tout le monde s’arrête et vient déjeuner ou diner depuis des décennies dans ce restaurant gaillardement installé sur la route reliant Grenoble à Gap.

Fraîchement épousés, la jeune Marseillaise et le non moins jeune bourguignon, les apprentissages achevés et de retour de ces lointains voyages qui forment la jeunesse, s’installent dans ces paysages magnifiques et austères et entreprennent la transformation de l’établissement.

En créant en cette année 2020 La table de Joséphine, en plus du restaurant de l’Hôtel de la Poste, Julie et Jérémy ont fait le choix d’aller au bout de leurs envies, de créer un environnement pour la cuisine du chef qui lui permette d’exprimer ses idées librement.

PARFUM D’ÉTÉ

58 euros

ÉCREVISSES
Jus de tête aux petits pois
SANDRE
Tomates et estragon
FROMAGES
De nos alpages
FRAISE
Timbale croquante et rhubarbe

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BALADE D’ÉTÉ

70 euros

TOURTE
De la Matheysine, cuite au foin
MAÏS
Cœur coulant
OMBLE CHEVALIER
Bouillon boisé, ail en nougatine
BOEUF
Plat de côte, cuisson 72h
FROMAGES
De nos alpages
FRAISE
Timbale croquante et rhubarbe

« Je me lève le matin et… j’achète mes envies ! »

Côté cuisine, place aux bons produits, en circuits courts notamment. Pas bio mais raisonnés.

Les légumes et les fruits sont issus de petites exploitations maraichères, de jardins, les herbes sont même cueillies dans la nature par Jérémy lui-même… Petit à petit le goût de Jérémy s’est enrichi dans ce paysage gustatif exceptionnel de l’Isère. L’ortie cueillie sur les chemins devient gelée, purée, le pissenlit ramassé avec ses fleurs comme le lui conseillait sa grand-mère devient confiture parfumée, ou encore l’asperge dont il cuisine les pointes, les queues et les épluchures pour encore embellir le caviar…

Les produits sont majoritairement locaux à l’exception des viandes car les conditions climatiques avec les écarts de températures que l’on rencontre dans la montagne rendent les élevages rares. Les poissons de rivière retiennent son attention et ceux de mer sont livrés bien frais.

Le foie gras, fait maison, parfaitement assaisonné servi simplement avec des chips de tapioca ou sur une tartine de cake aux fruits secs, quelques framboises aux parfums de miel et de citron. Les jus également faits maison exigent eux aussi l’attention du cuisinier et… tant pis si les temps de préparation sont très longs !

Cuisine de goût et cuisine responsable, la carte constamment renouvelée au fil de ses envies, de ses cueillettes, de ses approvisionnements, est riche de surprises et de plaisirs gourmands.